mercredi 22 mai 2013

Wilfer le fildefériste

Oui, bon, je sais maicresse Jill Bill, facile ! Mais je te sais d'une incroyable indulgence avec tes petits élèves de la Cour de récré ...


Wilfer, le fildefériste

jeudi 16 mai 2013

Et ils pompaient ...

Second jeudi en poésie du défi n°102 des CROQUEURS DE MOTS sous la baguette de Jill Bill qui a souhaité nous faire rire ou sourire en peinture. Libre à nous aussi de choisir d'autres routes poétiques.

mercredi 15 mai 2013

Fanchon la mercière

Fanchon la mercière

Fanchon cache ses menottes
dans un élégant manchon.
Elle découvre ses quenottes
dans un sourire au ronchon

lundi 13 mai 2013

Défi n°102 : "Un humour de tableau"

Défi n°102 des CROQUEURS DE MOTS piloté par notre maitresse d'école Jill Bill :
Thème du défi pour le lundi 13 mai 2013... « Un humour de tableau » Refait au rigolo
Les célèbres glaneuses de Millet
A vous de le faire parler...

jeudi 9 mai 2013

Vieille marine ..., de Francis Jammes

Jill Bill, capitaine du défi n°102 des CROQUEURS DE MOTS pour la quinzaine nous envoie faire de l'humour (ou pas) sur une mer d'huiles, d'aquarelles, de sépias etc, nous laissant la liberté des escales en poésie, avec ou sans peinture. Certes, Francis Jammes ne fait sans doute pas d'humour en posant ainsi ses mots sur le tableau de Gauguin. Peut-être ne le connaissait-il pas d'ailleurs, mais ils vont bien ensemble, non ?


Vieille marine…

Vieille marine. Enseigne noir galonné d’or
qui allais observer le passage de Vénus
et qui mettais la fille du planteur nue,
dans l’habitation basse, par les nuits chaudes.

C’était d’une langueur, c’était d’une tiédeur
de fleurs blanches qui, près de vasières, meurent.
La bien-aimée était apathique et songeuse,
avec un collier noir à son cou de tubéreuse.

Elle se donnait ardemment, et vos rendez-vous
avaient lieu dans la petite chambre basse
où étaient tes cartes et tes compas
et le daguerréotype de tes petites sœurs.

Tes livres étaient le manuel d’astronomie,
le guide du marin et l’atlas des végétaux,
achetés à la capitale, dans une librairie
dont le timbre était un chapeau de matelot.

Vos baisers se mêlaient aux cris du large fleuve
où traînent les racines des salsepareilles
qui rendent l’eau salutaire à tous ceux
qu’atteint la syphilis dans ces contrées du soleil.

Vous cherchiez, dans l’obscurité des étoiles,
le frisson langoureux d’une mer pacifique,
et tu ne cherchais plus, dans le ciel magnifique,
l’éclipse mystérieuse et noire.

Un souci, cependant, à ton œil lointain,
ô jeune enseigne ! errait comme un insecte en l’air.
Ce n’était point la crainte des dangers marins
ou le souvenir des dents serrées des matelots aux fers.

Que non. Quelque duel de ces vieilles marines
avait, à tout jamais, empoisonné ton cœur.
Tu avais tué l’ami le plus cher à ton cœur :
tu gardais son mouchoir en sang dans ta poitrine.

Et, dans cette nuit chaude, ta douleur
ne pouvait s’apaiser, bien que, douce et lascive,
la fille du colon, évanouie de langueur,
nouât au tien son corps battu d’amour et ivre.

Francis JAMMES, "De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir", 1898

Francis Jammes, poète et écrivain, 1868 - 1938

Paul Gauguin, artiste-peintre, 1848 - 1903

Paul Gauguin, L'esprit des morts veille, huile sur toile, 1892

post scriptum : en prolongement ... Ici

jeudi 2 mai 2013

Le regret de la Terre, de Jules Supervielle

Défi n°101 des CROQUEURS DE MOTS sous la houlette de Hauteclaire "Sur les routes du temps". Poésie libre ou d'anticipation.
Quel poète inspiré n'a-t-il pas un jour rêvé ce qui suit ?

Le regret de la terre

Un jour, quand nous dirons : « C'était le temps du soleil,
Vous souvenez-vous, il éclairait la moindre ramille,
Et aussi bien la femme âgée que la jeune fille étonnée, 
Il savait donner leur couleur aux objets dès qu'il se posait. 
Il suivait le cheval coureur et s'arrêtait avec lui, 
C'était le temps inoubliable où nous étions sur la Terre, 
Où cela faisait du bruit de faire tomber quelque chose, 
Nous regardions alentour avec nos yeux connaisseurs, 
Nos oreilles comprenaient toutes les nuances de l'air 
Et lorsque le pas de l'ami s'avançait nous le savions, 
Nous ramassions aussi bien une fleur qu'un caillou poli. 
Le temps où nous ne pouvions attraper la fumée,
Ah ! c'est tout ce que nos mains sauraient saisir maintenant »
Jules Supervielle

Jules Supervielle, 1884 - 1960
un blog qui lui est dédié Jules Supervielle et la poésie


lundi 29 avril 2013

Défi n°101 : "Les routes du temps"

Sur la Coquille des CROQUEURS DE MOTS, avec Hauteclaire de quart pour le défi n°101, notre cap'tain Tricôtine a toute confiance. A-telle bien fait ? La feuille de route va nous emmener loin, pour sûr !

dimanche 28 avril 2013

Le roman du ponant

Ci-dessous la reprise des chapitres mis en ligne à l'été et à l'automne 2008

Voyages voyages (16 juillet 2008)

Et si l'Histoire s'était déroulée ainsi !