- On tourne à droite.
Ceci est la mémoire de mon premier blog ouvert en juin 2008. J'ai pensé l'appeler "archives" mais ce mot sent trop la naphtaline administrative corsetée. Cave alors, ou grenier ? Remise ? J'y remplis mes malles peu à peu. Tout n'y sera pas et j'y ai désactivé les commentaires à l'exception de la page "Vos mots dans mes malles". Commente-t-on des rossignols ?
jeudi 24 septembre 2009
jeudi 17 septembre 2009
Défi n°3 : Ouvrir la fenêtre au monde ...
~ Billet 200 ~
Pour le Mots de tête n°3 de Brunô pour les Croqueurs de mots, et comme j'ai d'autres projets dans la vie et pour le blog, Brunô me donne l'occasion de rééditer le trompe l’œil peint par ma sœur Jacotte pour un fond de couloir aveugle.
Bigornette ne nous en voudra pas, ni à Brunô, ni à moi, si j'en profite pour republier ici le poème que j'avais écrit pour son jeu d'avril.
Pour le Mots de tête n°3 de Brunô pour les Croqueurs de mots, et comme j'ai d'autres projets dans la vie et pour le blog, Brunô me donne l'occasion de rééditer le trompe l’œil peint par ma sœur Jacotte pour un fond de couloir aveugle.
Bigornette ne nous en voudra pas, ni à Brunô, ni à moi, si j'en profite pour republier ici le poème que j'avais écrit pour son jeu d'avril.
vendredi 11 septembre 2009
Défi n°2 Du pied à la tête : L'homme à la chaussette trouée
~ Billet 196 ~
Mots de tête n°2 de Brunô pour sa jeune communauté Croqueurs de mots
Né d’un père européen héritier des deux mille familles et d’une mère descendante d’incas par son père et de conquistadors par son père, Mones Carpin utilise sa triple culture pour dérouler dans un conte métaphorique le fils usé de l’éternelle lutte du pot de terre et du pot de fer, ou plutôt du mocassin et du brodequin.
Mots de tête n°2 de Brunô pour sa jeune communauté Croqueurs de mots
Présenter la quatrième de couverture de votre roman l'homme à la chaussette trouée.
Qui sortira vainqueur de ce jeu où l’arbitre est constamment dépassé par l’absence de règle des footeux face à des savateux complètement débordés, mais forts de leur art traditionnel ?
Méditant sur l’éternel retour du trou de chaussette au gros orteil, Manuel Panar, pauvre héritier d’un savetier ruiné, en conclut que le gros orteil est trop épris de liberté pour supporter quelque enfermement. Plutôt que de se convertir en repriseur, perspective peu réjouissante, il décide de fabriquer des chaussettes à trou, pour laisser à l’extrémiste appendice une autonomie calculée. L’entreprise a son petit succès et il en vient à louer un étal au marché.
Jusqu’au jour où un riche voyageur lui achète d’un coup la totalité de son stock.
La belle aubaine, se dit-il en imaginant déjà l’achat d’une seconde machine !
Quelle n’est pas alors sa surprise, un peu plus tard, de voir la marée chaussée débarquer au marché et lui confisquer son stand pour fabrication et vente sans licence …
Né d’un père européen héritier des deux mille familles et d’une mère descendante d’incas par son père et de conquistadors par son père, Mones Carpin utilise sa triple culture pour dérouler dans un conte métaphorique le fils usé de l’éternelle lutte du pot de terre et du pot de fer, ou plutôt du mocassin et du brodequin.
Habitué des essais dans son domaine d’excellence, l’ethnoanthropologie, il signe là un premier roman truculent et prometteur.
dimanche 6 septembre 2009
Une rentrée à la retraite
~ Billet 192 ~
Pour le thème de la semaine de Dana : C'est la rentrée
Pour le thème de la semaine de Dana : C'est la rentrée
Quest-ce qu'une rentrée ?
Quand la retraite a remisé les mots vacances et travail au placard.
Quand les plus fats vous classent dare dare au rang des ringuards,
Quand les plus faux vous disent déjà ! mais vous avez quel âge ?
Quand les envieux font Quelle chance de profiter du paysage.!
Quand les compatissants insistent, mais tu ne t'ennuies pas trop ?
Et quand tous en même temps vous sollicitent bien trop tôt..
La rentrée, c'est la lettre du percepteur,
La nuit allumer les radiateurs,
Le soir plus tôt allumer la lumière
Se soucier pour ses enfants,
Attendre les calendriers
De ses activités préférées.
Chorale, pastel,
conférences et cinéma.
Pour l'écriture c'est à toute heure,
La lecture le soir au coucher,
Et au milieu des nuits d'insomnie.
J'aurais remonté le temps
Pour vous parler d'autres rentrées.
Mais toute une vie de premiers jours
Ne peuvent se résumer dans un billet.
De beaux souvenirs, d'autres terribles.
Chaque rentrée était une aventure
Où mille projets cotoyaient le mystère
D'un avenir entrouvert
Sur des contrées indociles.
Le temps est toujours devant soi
Un abîme de jours inconnus,
A cultiver dans ses instants
De fragiles bonheurs si fugaces,
Qu'il ne faut pas laisser échapper
Même la plus infime trace.
Jeanne Fadosi, dimanche 6 septembre 2009
Défi n°1 : Un 1 et un 0 (zéro) font toujours 10
Réédition du ~ Billet 191 ~ à l'occasion de l'été 2011 le 4 juillet 2011 (première édition 6 septembre 2009)
Pour les mots de tête n°1 de Brunô pour sa nouvelle communauté Croqueurs de mots.
Pour les mots de tête n°1 de Brunô pour sa nouvelle communauté Croqueurs de mots.
mercredi 2 septembre 2009
Lazare lézarde...
Voilà déjà le quatrième prénom du mercredi pour la récréa-Bigornette !
Aujourd'hui . . .
mercredi 26 août 2009
Casimir ... quasi miroir !
Toujours un peu en vacances. Pardon, Bigornette, de ne pas faire plus d'effort pour le prénom du mercredi de la Récréa-Bigornette
Mais ce digne souffleur de verre qui fait à juste titre la fierté du Musée des traditions verrières d'Eu, il me semble que le prénom de Casimir lui va à merveille.
Mais ce digne souffleur de verre qui fait à juste titre la fierté du Musée des traditions verrières d'Eu, il me semble que le prénom de Casimir lui va à merveille.
dimanche 9 août 2009
Du paradoxe à l'oxymore
Le paradoxe
"Le paradoxe, c'est le nom que les imbéciles donnent à la vérité."
Paul Valéry
Si réellement, Paul Valéry a écrit cela, il est important de le situer dans son contexte (que j'ignore une fois de plus : internet fourmille de citations, mais rarement référencées avec précision), car au pied de la lettre, cela semble, pardonnez mon outrecuidance, une belle imbécillité.
N'ayez crainte, je ne me place pas au dessus de cette évidence que j'avais déjà cité dans Pensées tourneboulées
N'ayez crainte, je ne me place pas au dessus de cette évidence que j'avais déjà cité dans Pensées tourneboulées
Michel Tournier a veillé au grain dans Vendredi ou les limbes du Pacifique :
« L'intelligence et la bêtise peuvent habiter dans la même tête sans s'influencer le moins du monde, comme l'eau et l'huile se superposent sans se mêler. »
Revenons à la définition du paradoxe.
Le paradoxe est une opinion, proposition contraire au sens commun selon linternaute.com. C'est en réalité la définition étymologique, (par opposition à l'orthodoxe)
Mais j'aime beaucoup mieux celle donnée par Techno-sciences.net
que je recopie ici, (mais vous la trouverez ainsi que son contexte au lien donné).
« Un paradoxe est une proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit l'intuition commune. Le paradoxe est un puissant stimulant pour la réflexion. Il nous révèle soit les faiblesses de l'esprit humain et plus précisément son manque de discernement, soit les limites de tel ou tel outil conceptuel. C'est ainsi que des paradoxes basés sur des concepts simples ont souvent amené à de grands progrès en science ou en philosophie. »
quelques exemples de paradoxes :
Le paradoxe de la poule et de l’œuf ... lequel a précédé l'autre ?
Le paradoxe du chat de Schrödinger (en physique quantique)
Si la volonté de dépasser des paradoxes permet à la science de progresser comme c'est le cas en physique ou en mathématique, le maniement des paradoxes est aussi un art du discours bien connu des orateurs pour manipuler le lecteur ou l'auditeur, avec discrétion et, las ! efficacité.
Relevons quelques utilisations du paradoxe :
l'amalgame sémantique ou contextuel, notamment pratiqué par glissement de sens subtil
l'absence de démarcation
le raisonnement sournois, dissimulant habilement une erreur dans la démonstration.
C'est ce à quoi j'ai tenté de faire allusion dans le billet sur "marron" même si j'ai omis d'autres paradoxes liés à ce mot,
comme le fait de désigner, selon le contexte une personne qui est dupée "être marron" ou une personne qui dupe "un avocat marron".
L'oxymore
quelques exemples de paradoxes :
Le paradoxe de la poule et de l’œuf ... lequel a précédé l'autre ?
Le paradoxe du chat de Schrödinger (en physique quantique)
Si la volonté de dépasser des paradoxes permet à la science de progresser comme c'est le cas en physique ou en mathématique, le maniement des paradoxes est aussi un art du discours bien connu des orateurs pour manipuler le lecteur ou l'auditeur, avec discrétion et, las ! efficacité.
Relevons quelques utilisations du paradoxe :
l'amalgame sémantique ou contextuel, notamment pratiqué par glissement de sens subtil
l'absence de démarcation
le raisonnement sournois, dissimulant habilement une erreur dans la démonstration.
C'est ce à quoi j'ai tenté de faire allusion dans le billet sur "marron" même si j'ai omis d'autres paradoxes liés à ce mot,
comme le fait de désigner, selon le contexte une personne qui est dupée "être marron" ou une personne qui dupe "un avocat marron".
L'oxymore
L'oxymore et un nom masculin dont la musique chante à mes oreilles. Pourtant c'est une variété particulière du paradoxe, un chef d'oeuvre de langue, qui dans une même expression réunit deux mots sémantiquement opposés appartenant à des catégories syntaxiques différentes.
Cette fois-ci, je vous renvoie à nouveau à wikipédia d'où j'ai relevé quelques oxymores célèbres :
De [l'"obscure clarté" de Corneille dans Le Cid, acte IV, scène III jusqu'aux "fous nornaux" de Pierre Desproges en passant par Jean de la Fontaine dont la tortue dulièvre et la tortue "se hâte avec lenteur" et "dans un silence assourdissant" d'Albert Camus dans La chute.
C'est à peu près ce qu'il me semble de « Guerre des bisous ».
Alors, je veux bien envoyer des bisous (avec un s : ce n'est rien de tout cela bijou,caillou, hibou, genou, pou, joujou, chou), mais il ne sera pas question de guerre,
un mot dont il me semble primordial de ne pas en atténuer le sens,
pour ne jamais en oublier l'absurdité !
Des bisous virtuels aussi car avec la progression à bas bruit de l'épidémie de grippe H1N1, il sera bientôt recommandé d'éviter les bisous et autres manifestations d'affection.
Bisous à vous qui passez par ici et belle fin de soirée
Cette fois-ci, je vous renvoie à nouveau à wikipédia d'où j'ai relevé quelques oxymores célèbres :
De [l'"obscure clarté" de Corneille dans Le Cid, acte IV, scène III jusqu'aux "fous nornaux" de Pierre Desproges en passant par Jean de la Fontaine dont la tortue dulièvre et la tortue "se hâte avec lenteur" et "dans un silence assourdissant" d'Albert Camus dans La chute.
C'est à peu près ce qu'il me semble de « Guerre des bisous ».
Alors, je veux bien envoyer des bisous (avec un s : ce n'est rien de tout cela bijou,caillou, hibou, genou, pou, joujou, chou), mais il ne sera pas question de guerre,
un mot dont il me semble primordial de ne pas en atténuer le sens,
pour ne jamais en oublier l'absurdité !
Des bisous virtuels aussi car avec la progression à bas bruit de l'épidémie de grippe H1N1, il sera bientôt recommandé d'éviter les bisous et autres manifestations d'affection.
Bisous à vous qui passez par ici et belle fin de soirée
samedi 27 juin 2009
Arbre
Billet 137 ~ ex-catégorie l'hebdo des casse-têteDana est partie avec ses ânes en nous confiant ses arbres pour le thème de la semaine.
Elle ne s'en éloignera pas autant que Brassens dont le regret nous a valu une bien belle chanson et peut-être cherchera-t-elle à monter plus haut.
Elle ne s'en éloignera pas autant que Brassens dont le regret nous a valu une bien belle chanson et peut-être cherchera-t-elle à monter plus haut.
L'arbre offre son ombre
Filtre l'air tiède et venteux
Nourrit de ses fruits.
Jeanne Fadosi, vendredi 26 juin 2009
vendredi 26 juin 2009
Si les saisons étaient ...
Le septième geste du colibri nous invite à réfléchir aux différentes saisons.
Saisons : un nom qui renvoie à des réalités bien différentes selon l'endroit de la planète où on vit, entre les quatre saisons des climats tempérés et la saison sèche et la saison des pluies de toutes les contrées de moussons, sans oublier l'Afrique équatoriale et les pays à l'éternel printemps ou à l'éternel hiver ...
Un nom qui s'attache à des imaginaires multiples à travers les mythes, les légendes, les textes spirituels ou philosophiques, les arts, ...
tous les arts ...
Si le printemps était un cinéaste, ce serait Takeshi Kitano
pour les arbres en fleurs dont il a fait un personnage dans son film Dolls de 2002
Si l'été était un peintre, ce serait Van Gogh
pour la manière dont il a exalté le soleil ardent et les blés murs
![]() |
| source Wikimédia (cliquez sur le lien pour en savoir plus) |
pour le poème appris dans mon enfance
"Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne"
Si l'hiver était un chanteur, ce serait Gilles Vigneault
pour "[son] pays ce n'est pas un pays c'est l'hiver"
des cinéastes, Eric Rohmer pour ses contes

Takeshi Kitano encore pour Dolls
Si les saisons étaient l'essence de la vie et du temps, le rythme d'un seul film
ce serait :

Printemps été automne hiver et printemps
de Kim Ki-Duk
et dont l'article du Monde vous dira beaucoup sur mon choix.
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